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lundi 23 août 2010

Marketing post partum

Je reçois un coup de téléphone, deux ou trois mois après la naissance de l'Ingénieur :

Télémarketeuse : «Bonjour Madame, je vous appelle des éditions XYZ, je crois que vous avez eu un bébé dernièrement?

Valérie, naïve, qui se demande tout de même comment la dame à eu cette information : En effet.

Télémarketeuse : Vous savez, n'est-ce pas, à quel point il est important de lire des histoires aux enfants pour favoriser leur développement cognitif et augmenter leur facilité en lecture plus tard?

Valérie, prudente : oui, merci, je suis au courant.

Télémarketeuse : Nous avons justement une collection parfaitement adaptée aux bébés de moins de 6 mois. Si vous êtes d'accord, je vous envoie un livre gratuitement, ainsi que deux autres que vous nous paierez seulement si vous désirez les garder. S'ils ne vous intéressent pas, vous n'avez qu'à les retourner par la poste.

Valérie, qui n'aime pas particulièrement les éditions XYZ, et encore moins ce type de promotion: Euh, non, merci.

Télémarketeuse : Vous ne voulez pas lire de livre à votre bébé?

Valérie : Bien sûr que je veux lui en lire! (zut! exactement ce qu'elle voulait que je réponde)

Télémarketeuse : Dans ce cas, je vais prendre votre adresse pour vous envoyer un magnifique exemplaire de notre collection.»

Heureusement, à force d'argument, j'ai réussi à me débarasser de ma télémarketeuse sans avoir à profiter de son extraordinaire promotion. Lorsque Souriceau est née, j'ai eu le même genre d'appel, que j'ai toutefois traité avec un peu plus de fermeté, l'expérience aidant. Mais lorsque j'ai ai reçu un troisième, juste après la naissance de Douce, j'avais eu le temps de préparer une petite riposte :

Télémarketeuse : «Vous savez, n'est-ce pas, à quel point il est important de lire des histoires aux enfants bla bla bla?

Valérie, d'un ton renfrogné : Ouais, j'en ai entendu parler.

Télémarketeuse : J'ai justement une belle collection de livres pour bébés bla bla bla...

Valérie : Si on avait des livres, je serais pognée pour lire des histoires...

Télémarketeuse : Mais, madame, c'est très important pour leur développement...

Valérie : C'est ben beau leur développement, mais j'ai d'autres chose de plus intéressant à faire dans la vie que de lire des histoires, moi!

Télémarketeuse, outrée : Vous ne voulez par faire un petit effort pour le bien de vos enfants?

Valérie : Mes enfants, ils écoutent la télé est ils aiment ben ça. Je ne vois pas pourquoi je leur achèterais des livres.

Télémarketeuse : Ah, ben, c'est comme vous voulez... Aurevoir.»

Comme quoi, avoir plusieurs enfants, ça peut aider dans toutes les sphères de la vie... Et ma télémarketeuse, qui aurait manqué sa vente de toute façon, a au moins eu quelque chose à raconter à ses collègues ce soir-là...